Petites chroniques périgourdines

Le cloître de l’abbaye de Cadouin, un fleuron du gothique flamboyant

Cloître de Cadouin

Lors de la sortie patrimoine du mois d’octobre 2017 organisée par  l’Université du Temps Libre de Bergerac, après avoir visité les jardins de Limeuil et l’église de Saint-Avit-Sénieur, nous avons terminé cette belle journée par une visite guidée du cloître de l’abbaye de Cadouin.

Le village de Cadouin, les halles, l’église et l’ensemble de l’abbaye méritent d’être visités et d’être présentés plus longuement. Néanmoins, cet article est spécifiquement consacré au cloître de l’abbaye que nous avons attentivement parcouru. Mais, patience, j’aurai l’occasion plus tard de vous les présenter plus en détail.

Un peu d’histoire…

L’abbaye de Cadouin fondée en 1115 par Geraud de Salles est affiliée à l’ordre cistercien en 1119, l’église abbatiale, elle, est construite entre 1118 et 1154.

Pendant près de sept siècles, le sort de cette abbaye sera intimement lié aux péripéties de l’histoire, les périodes de prospérité succéderont à des moments de grandes difficultés jusqu’à la Révolution de 1790 qui fait de l’abbatiale l’église paroissiale de Cadouin.

L’abbaye va prospérer grâce aux reliques du saint-Suaire, reliques qui vont attirer les pèlerins à Cadouin et en particulier pendant deux périodes : au XIIe et XIIIe siècles, avant la guerre de Cent ans et pendant la deuxième moitié du XVe siècles après la victoire de Castillon.

Le cloître de l’abbaye de Cadouin

Du cloître roman en 1453, il ne reste que les murs et une porte menant au dortoir des moines. L’œuvre du temps, les aléas de la guerre contre les Anglais ont eu raison de ce premier cloître.

Le cloître sera reconstruit au XVe et XVIe siècles dans le style gothique flamboyant. Fini la sobriété de la période romane, seuls demeurent les murs et le plan de l’édifice roman, le cloître s’orne alors de riches décorations,  de colonnes et colonnettes, de moulures, de personnages sculptées…

Le  cloître, de forme rectangulaire, compte 26 travées et cinq portes. Des quatre galeries, la galerie Est est la plus décorée, les galeries Ouest et Sud sont elles beaucoup plus sobres.

Les portes en images

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le siège abbatiale

Dans la galerie de la Collation (galerie nord), il faut absolument s’arrêter pour contempler le siège abbatiale tant le décor est riche et détaillé.

Focus sur quelques détails

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans cet article, il n’est pas possible de vous présenter le cloître en détail tant l’endroit est riche de mille sculptures, clés de voute, colonnes… il s’agit simplement d’une incitation à découvrir ou re-découvrir ce magnifique monument, fleuron du gothique flamboyant en Périgord.

Pour en savoir plus

  • les photos illustrant cet article sont l’œuvre de Gaby24. Retrouvez le bel album consacré au Cloître de Cadouin sur le site : http://perigord.cadouin.af24.fr/
  • Bigitte et Gilles Delluc, Jacques Lagrange, Jean Secret – Cadouin, une aventure cistercienne en Périgord. PLB Editeur, 1990.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *